8 mars 2020 : Journée internationale pour la défense des droits des femmes

Actus féministes du 24 février au 6 mars
6 mars 2020
Communiqué de presse du collectif #EnsembleContreLeSexisme
9 mars 2020

8 mars 2020 : Journée internationale pour la défense des droits des femmes

A l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, retrouvez les différents événements et actions prévus par nos associations membres : Cliquez ici pour découvrir le calendrier de ces initiatives.

Message vidéo de Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes depuis 2013. 
En cette veille du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous souhaitons partager avec vous la déclaration de Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes depuis 2013. Elle rappelle avec justesse les raisons pour lesquelles 2020 constitue une année charnière en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre du 25eme anniversaire de la Conference mondiale de Beijing et de sa célébration par le Forum  « Génération Égalité ». 
« Bonne journée internationale des droits des femmes! 

2020 est une année charnière pour l’égalité des genres. Pas seulement pour les femmes et les filles mais également pour toute personne dont l’existence sera changée par un monde ne laissant personne de côté. Il s’agit de l’année « Génération Égalité » pour rendre effectifs les droits des femmes et souligner les 25 années de mise en oeuvre de la Plateforme Beijing. Nous sommes loin d’être dans un monde égalitaire pour le moment mais nous sommes radicalement impatient.e.s que le changement arrive. 

C’est cette même impatience qui rassemble des groupes inter-générationnels dans tous les secteurs de la société. Toute cette effervescence infuse depuis des années. Le 8 mars sera l’occasion de célébrer les retombées positives. Par exemple, la proportion de décès en couches est en baisse de 38% depuis 2000. 131 pays ont légiféré en faveur de l’égalité des genres.  

Aujourd’hui, plus des 3/4 des pays ont une législation en matière de violences domestiques. Enfin, la scolarisation des filles n’a jamais été aussi forte qu’auparavant. 

Malgré ces progrès, ceux-ci demeurent insuffisants et de nombreux défis restent à relever pour tous les pays. Les filles ne se cachent plus pour exprimer leur déception face à la stagnation de la gestion de notre planète. 

Par exemple, malgré l’augmentation de la scolarisation des filles, une femme sur dix demeure incapable de lire ou écrire. Ceci doit changer afin que les filles puissent jouer leur rôle, vital, dans les secteurs des technologies et de l’innovation. Une autre priorité reste également le manque de femmes aux tables du pouvoir. 3/4 des parlementaires sont des hommes. L’instauration de quotas légaux reste la solution la plus appropriée pour faire représenter les femmes au sein des instances de pouvoir. À ce titre, 76 pays ont légiféré en ce sens. Mais maintenant, nous voulons en voir plus. 

Il s’agit du même monopole des hommes s’agissant des négociateurs et signataires d’accords de paix. Pourtant, nous connaissons le potentiel des femmes dont leur implication permet davantage de pérenniser les accords de paix dans le temps. Néanmoins, celles-ci restent encore marginalisées et écartées des tables de négociations de paix. Les associations de femmes et les groupes défendant les droits des humains sont prêts et capables de faire plus mais manquent de protection, de fonds et de ressources. 

Ma dernière grande impatience est relative à l’inégalité économique. Les femmes et les filles mobilisent trois fois plus de temps et d’énergie que les hommes et garçons pour s’occuper du foyer. Les conséquences vont se manifester dans le manque d’opportunités dans l’éducation, le marché du travail et la capacité à gagner en pouvoir. Ceci catalyse la reproduction de pauvreté. 

Les jeunes femmes s’occupant de leur famille ont 25% fois plus de chance de vivre dans la pauvreté extrême que les hommes. Ceci finit par affecter des millions de jeunes enfants. 

La solution inclue de bonnes politiques publiques promouvant plus d’égalité dans la prise en charge des enfants et des responsabilités liées au foyer familial. Les États doivent pouvoir aider les familles et plus particulièrement les femmes travaillant dans les secteurs informels. 

Ainsi, nous sommes impatient.e.s mais avant tout plein.e.s d’espoir! 

Nous avons un support grandissant de la part de nos alié.e.s et partenaires. Le changement est en train de transcender au delà des générations et des pays. Nous sommes à la recherche solutions, nous unifiant et fortifiant, afin de mettre un terme à ce statu quo

Nous savons comment accélérer l’action pour l’égalité! Et nous sommes, ensemble, la « Génération Égalité » ! «