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Pétition : Gang du clito

La pétition pour l'enseignement et la représentation du clitoris dans les manuels de SVT est en ligne !

Que voulons-nous ?

Dénoncer l’Analphabétisme de la sexualité Féminine en France et revendiquer le droit à l’égalité d’éducation sexuelle.

  • Le clitoris est l’organe essentiel du plaisir sexuel des femmes, pourtant, il demeure un organe oublié des manuels scolaires. Selon un rapport sur l’éducation sexuelle remis en juin 2016 par le Haut Conseil à l’égalité, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles possèdent un clitoris et 83% d’entre elles ignorent sa fonction érogène.

Ce que nous demandons:

  • Nous demandons officiellement à Marlène Schiappa, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ainsi qu’à Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale que l’anatomie du clitoris soit  fidèlement représentée, comme un organe faisant partie intégrante de l’appareil génital féminin, et ce dans tous les  manuels scolaires de SVT. Et nous leur demandons aussi d'inscrire la mention du clitoris dans les programmes scolaires de SVT, et d'accompagner cet enseignement d'une formation solide des enseignants pour une éducation à la sexualité sans tabou ni censure.

Pourquoi ?

  1. Nous devons lutter  contre l’analphabétisme sexuel, c’est un enjeu d’égalité ! Le sexe de la femme n’est ni tabou, ni honteux !
  2. Il faut que les nouvelles générations apprennent enfin comment est fait un sexe féminin, et en particulier sachent situer et comprendre la conformation de l'organe qui est la source primaire du plaisir sexuel chez la femme, exactement comme l'est le pénis chez l'homme.
  3. La reconnaissance du clitoris permet donc de sortir de ce schéma sexuel dans lequel les femmes sont en situation de passivité ou de simple réactivité.
  4. Parler du clitoris et de plaisir féminin s’inscrit aussi dans une lutte contre la culture du viol.
  5. Reconnaître le clitoris comme un organe de plaisir à part entière, c’est aussi mesurer la portée des mutilations sexuelles dans la volonté de détruire le désir féminin. L’excision est encore très largement pratiquée dans le monde : l’OMS estime à 180 000 le nombre de personnes risquant l’excision chaque année au sein de l’Union européenne ; l’INED décomptait 53 000 personnes excisées résidant en France en 2004.