Extrémismes religieux
Les extrémismes figurent parmi les formes contemporaines de la violence. Ils constituent un véritable danger pour la démocratie et la paix civile et, en particulier, pour les femmes : on constate en effet que les extrémismes sont partout, structurellement liés à des idéologies qui visent la soumission des femmes et l'élimination de leurs droits fondamentaux.
La lutte contre les extrémismes nous apparaît plus que jamais être une urgence. Elle représente un enjeu essentiel de la démocratie et du développement. Elle peut et doit être menée dans le cadre d'un Etat de droit.
Notre “Commission de lutte contre les extrémismes religieux” se veut structure de veille et d'alerte ; elle offre informations, recherches et réflexions sur les violations des droits des femmes par les extrémismes religieux quels qu'ils soient et d’où qu’ils viennent.
Nous voyons qu’une certaine désagrégation du tissu social favorise l'émergence d'extrémistes qui interviennent au mépris des valeurs citoyennes.
C'est pourquoi nous demandons avec insistance aux responsables de nos Etats, tant au niveau international que national, régional et local, de prendre en considération les propositions suivantes:
- Il convient de favoriser par tous les moyens possibles -éducation, enseignement, médias, arts, culture, sports... - l'éducation à la pluralité des opinions et des croyances, dans le respect de la laïcité et de la dignité des personnes.
- En aucun cas l'exercice des droits collectifs ne peut être l'occasion de brimer les droits individuels.
- Il ne peut être admis de reconnaître des croyances, des idéologies, des courants de pensée qui refusent la tolérance, qui visent eux-mêmes le rejet de l'altérité et du pluralisme, conduisant ainsi à de graves risques de violence.
- Dans le cadre de la laïcité, on sera conduit à séparer clairement ce qui revient à l'espace public et ce qui peut être de la responsabilité de différentes familles religieuses mais à la condition que celles-ci ne contreviennent en aucun cas aux valeurs citoyennes et à l'énoncé des droits humains fondamentaux.



